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Culture - Patrimoine - Escanaffles

Voir aussi : Celles - Molenbaix - Popuelles - Pottes - Velaines

L'origine du nom vient de "Escaut" borne naturelle qui fait la séparation de la Flandre avec le Hainaut.

Si la première partie du nom s'explique ainsi, on peut voir pour le second membre (affles) l'ancien mot germanique "ahwjo" qui signifie "prairie humide".

Il est donc permis d'interpréter "Prairie de l'Escaut".

Dans son ouvrage sur Escanaffles, Monseigneur Descamps s'étend davantage sur cette origine.

Il est bon de rappeler ici que c'est le lit primitif de l'Escaut qui fait limite avec la Flandre, Autrefois, l'Escaut était beaucoup plus sinueux. Il passait notamment, quasi à proximité de l'Eglise de Outrijve. Il existe encore, à plusieurs endroits, des coupures de l'ancien Escaut, ou encore, sur des prairies, des parties plus basses situant l'emplacement du lit primitif.

Par suite de ces rectifications, une partie du territoire d'Escanaffles s'étend sur la rive gauche du fleuve, entre ce dernier et l'ancien lit. Une partie beaucoup plus petite du territoire de Outrijve subsiste sur la rive droite à proximité de l'embouchure de La L'Haye. Rappelons encore qu'un barrage sur l'Escaut a existé entre Outrijve et Escanaffles.

Escanaffles occupe la pointe "Nord" du Tournaisis et bien entendu de l'entité de Celles. Autrefois, Escanaffles touchait aux deux Flandres, à Avelgem : Flandre occidentale, d'une part, et à Orroir, Flandre orientale, d'autre part. Cette limite avec la Flandre orientale n'existe plus depuis le rattachement de la commune d'Orroir à la Province de Hainaut.

Le village est situé, sur la rive droite de l'Escaut, au croisement de deux voies de communication très importantes : la chaussée de Tournai à Audenarde et la route Provinciale de Celles à Avelgem, principal axe routier reliant le Hainaut occidental à la Flandre occidentale.

Différents auteurs nous rappellent que notre territoire a, autrefois, été foulé par plusieurs peuplades étrangères.

Dans des notes de M. Edm. Hanton, ancien instituteur à Escanaffles, on peut lire "Vers l'an 800, pour résister aux invasions normandes, on construisit un château fort entre Escanaffles et Outrijve, le long de l'Escaut, des caves existent encore dans les prés de Leuze. Autrefois, on a proposé au propriétaire de faire des fouilles mais il n'a pas donné son consentement.

M. A. de Vreese, ancien d'Escanaffles écrivait, en 1952 "La citadelle d'Escanaffles, autrefois dans la boucle de l'Escaut, a été bombardée et détruite par les troupes françaises de louis XIV lors des guerres d'invasion de ce monarque entre 1657 et 1713, je crois avoir lu que ledit bombardement a eu lieu en 1695"

Monseigneur Descamps, dans son ouvrage, signale encore que la conquête romaine a laissé des traces chez nous. Des découvertes archéologiques l'attestent ainsi que des restes d'une voie romaine allant de Tournai vers les Flandres. Il ajoute que les Francs, peuplade germanique, ont déferlé sur nos contrées à partir du 5ème siècle.

Au moyen âge, notre région était peuplée de nombreux châteaux forts. On peut citer pour Escanaffles :

1. Une forteresse construite le long de l'Escaut, près de Outrijve, pour résister aux invasions normandes (Château de Leuze). Les souterrains existent encore dans les prairies. On ne sait ce qu'ils renferment, aucune fouille n'a jamais été entreprise… (actuellement, au-delà du nouveau lit de l'Escaut rectifié, et derrière l'Eglise de Outrijve.)

2. Un château fort près de la limite d'Orroir, sur la droite de la chaussée de Tournai ) Audenarde, lieu-dit "LE VIVIER". Ce château se trouve inscrit sur une carte qui date de 1690 et qui était alors à l'usage de l'état major français.
En cette année 1890, une armée autrichienne comptait à Escanaffles, sur la rive droite de l'Escaut et vers Audenarde.
L'armée française se trouvait sur la rive gauche vers Espierres.

3. Un château fort, au hameau de Grand Breucq, habité par les Comtes de Saint-Genois. L'un d'eux, raconte une légende de ce temps là, se rendit tristement célèbre. Ceci n'est, très probablement, qu'une légende car on ne cite ni la date du crime, ni l nom de son auteur, ni l'endroit exact. Un plan du parc du château de Grand Breucq existe, avec photo du château. Un agrandissement, effectué, montre qu'il existait de nombreuses fenêtres. Dans l'histoire de Pottes, écrite en 1952, il est fait allusion à ce "très important château qui contenait 185 fenêtres". Plus tard, à la révolution française, cette famille perdit ses privilèges. Tous ses biens furent vendus en 1806.

Monseigneur Descamps s'étend plus longuement sur cette seigneurie de Grand Breucq, qui fut érigée en comté, en faveur de Charles de Saint Genois, par un acte de 1655. Il rappelle également la légende évoquée plus haut.

Pour le moyen âge, les renseignements sur les Seigneurs d'Escanaffles sont fragmentaires :

en 1151, Manassés d'Escanaffles asservit une de ses servantes au monastère de Saint Ghislain.

en 1649, Ernest Lamoral de Landas, vicomte de Fleurival était Seigneur des Aunes.

Une ancienne famille seigneuriale d'Escanaffles fut la famille de Châtillon – Saint-Pol.

La maison princière de Salm posséda aussi à Escanaffles un château, peut être une citadelle qui fut détruite par les troupes de Louis XIV, sans doute vers 1695. (voir plus haut château à la limite d'Outrijve).

Aux XVIIè, XVIIIè siècles, les Le Louchier sont seigneurs de Rhosne.

La Seigneurie des "De Saint Genois" et de Grand Breucq" a déjà été citée.

Il semble qu'à la fin de l'Ancien Régime, le Comte de Grand Breucq ait été le seigneur principal et ait possédé, à Escanaffles, un corps complet de gens de loi.

Sous le régime français, l'Administration communale a pris, en grande partie, la physionomie que nous lui connaissons aujourd'hui.

Le régime hollandais duré de 1815 à 1830.

La proclamation de notre indépendance n'amena pas grand changement.

En 1836, le Bourgmestre et les deux Echevins sont les mêmes que sous le régime hollandais (M.M. Albert – Joseph SIX, Pierre-Joseph STURBAUT et Désiré BELIN).

A la veille des fusions des communes, le dernier bourgmestre d'Escanaffles fut M; Henri FLEURQUIN et son secrétaire M. Jacques BUSINE.

Outre ces trois anciens châteaux d'Escanaffles, aujourd'hui disparus, on attribue ce nom de château à – le château de la Place (autrefois occupé par M. de Vreese – aujourd'hui aménagé en maison de repos), le château de Saulchoir (occupé un certain temps par la famille d'un ancien Ministre de la guerre, Couseband d'Alkemade, aujourd'hui à usage de restaurant occupé par les frères Bourgeois), la grosse maison construite au Joncquois par feu M; Léon Libert, de même que le chalet de M. Jules Deschamps, au flanc de la ferme de la Louchère, furent aussi appelés Châteaux.

Il y a cent ans, les habitants d'Escanaffles, en général, cultivaient la terre. Le travail de la ferme occupait, à l'époque une main d'œuvre considérable. Des ouvriers allaient travailler en France "ils faisaient la saison". Ils partaient en mai pour revenir vers le 15 août. Il existait également, à l'époque, de nombreux anciens métiers aujourd'hui disparus : pureur, coupeur de paille, coupeur de tabac, barbier, tonnelier, scieur de long, sabotier, couvreur de paille, chaudronnier (cauderlier, meunier (cacheu), tireur de bateaux, vannier, chaisier, "capneuse de coqs",etc.

Il existait autrefois, dans le village, de nombreux cabarets, nous possédons une liste, non limitative, de 87 d'entr'eux.

La création d'une sucrerie fut un événement important pour la vie du village. Elle fut fondée en 1872, fêta son centenaire en 1972, fut modernisée régulièrement au point d'être une des sucreries les plus performantes de Belgique, et se voir disparaître en 1990.

Nous ne connaîtrons jamais les raisons exactes qui ont justifié cette décision. On a parlé de concentration dans l'industrie sucrière belge. Ce sont des raisons économiques, sans doute, qui dépassent notre compréhension, car, entre-temps, n'a-t-on pas annoncé que Wez et Warcoing s'étaient associés pour construire une nouvelle sucrerie à Fontenoy.

Sous l'ancien régime, l'exercice de la justice revenait au seigneur. Il existait autrefois, près de la clôture de l'ancien cimetière, lequel entourait l'église, deux piloris dont les girouettes portaient les armoiries des Seigneurs du village. L'une était aux armes de Saint Genois, l'autre à la famille de Salm. Le pilori qui se dresse encore aujourd'hui, sur le territoire d'Escanaffles, relevait vraisemblablement de la Seigneurie de la Haye.

Il reste à vous parler de l'Eglise, une des plus belles de la région, qu'entoure une double rangée de platanes, vieux arbres aux troncs évidés, troués de part en part, dont les verts feuillages abritent de nombreux nids. Ce site est un véritable modèle.

Elle est dédiée, depuis très longtemps (sans doute depuis ses origines), à Saint Martin évêque de Tours, l'un des Saints les pus populaires de l'occident et titulaire du plus grand nombre d'églises dans nos contrées.

Le monument offre un intérêt certain au point de vue historique et archéologique et présente des parties d'époques diverses : une nef romane et trois nefs gothiques.

La dernière restauration de l'édifice date d'après la guerre 1940-1945 (en 1954). Elle en fit une des plus belles églises du doyenné.

Il faut enfin constater que, de Tournai à Audenarde, toutes les églises des communes riveraines de l'Escaut sont bâties à quelques mètres seulement du fleuve, sans doute parce que toute l'activité industrielle et commerciale était concentrée sur le fleuve et les deux routes, de part et d'autres parallèles à l'Escaut.
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